Second Manifeste du Suridéalisme

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March 2012

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Mar 30, 20121 note
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#Evasion #China #Word #Mot de la semaine
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Mar 29, 2012
Mar 29, 2012175 notes
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Mar 29, 20121 note
#Paris #Greenpeace #Video #Happening
Le Kopimisme, religion humoristique et engagée

in Le Monde des Religions

En décembre 2011, l’État suédois a reconnu l’Église Missionaire du  Kopimisme comme religion. Le “Kopimisme” (qui vient du terme  ” kopimi”, dérivé de l’anglais “copy me”, “copiez-moi”) est un mouvement religieux issu du parti pirate suédois, attaché à réformer les droits de la propriété intellectuelle (les lois du copyright, et le système des brevets). Retour sur cette drôle de religion analogique.

Fondée en 2010 par un étudiant suédois en philosophie, Isak Gerson, l’Église kopimiste revendique 3000 membres dans une dizaine de pays. Après deux tentatives infructueuses, le gouvernement suédois a accepté la demande du mouvement d’être officiellement enregistrée, passant du statut de secte à celui de religion. Pour les Kopimistes, “l’information est sacrée et la copie est un sacrement. L’information a une valeur en soi, et cette valeur se multiplie grâce à la copie.” Chacun y est son propre prêtre par cette pratique du sacrement du partage. Les gestes que ce mouvement considère comme sacramentels sont CTRL+C et CTRL+V (ou Pomme+C et Pomme+V sur Macintosh). Ils correspondent aux combinaisons du clavier informatique pour le copier-coller.

“Des cas limites”

Les revendications du mouvement prônant le libre téléchargement et la copie sur internet demeurent néanmoins illégales en Suède. Pour Jean-Paul Willaime, chercheur au GSRL (Groupe, sociétés, religions, laïcités) et auteur de Europe et religions. Les enjeux du XXIe siècle, “le système suédois permet l’enregistrement des cas limites, qui confinent parfois au canular.” Depuis 2000, la Suède a aboli son ancien système de relations État-Églises. Auparavant l’Église luthérienne évangélique était reconnue comme Église d’État. Elle a désormais le statut de “communauté religieuse enregistrée”. Pour être reconnue comme religion, la communauté religieuse doit avoir le statut d’association, et plus précisément d‘“association idéaliste”. Elle doit également être dotée d’une constitution, d’un comité directeur, et d’un nom qui ne heurte pas la morale ou l’ordre commun et qui ne puisse prêter à confusion. Il n’existe aucune disposition concernant la doctrine de la communauté religieuse, la seule exigence est que l’association célèbre des services religieux. Pour Jean-Paul Willaime, “le kopimisme s’est engouffré dans une brèche pour défendre ses objectifs en utilisant le cadre légal prévu pour les religions. Par sa démarche il force l’État.” En effet, si ce dernier refusait l’enregistrement du kopimisme, il s’exposerait à l’obligation de prouver que ce mouvement n’est pas une religion.

Un dispositif hyperlibéral

Parmi les trois critères auxquels doit répondre un mouvement qui souhaite être reconnu comme religion, la célébration d’offices religieux devrait être le critère le plus discriminant. “Or, il semble que le koptimisme a contourné l’obstacle par cette proposition un peu étrange, qui consiste à dire que l’information est sacrée, que la copie est un sacrement, et qu’il y a une pratique cultuelle à travers la manipulation de touches informatiques”, selon Jean-Paul Willaime. L’enregistrement du kopimisme serait la conséquence logique d’un dispositif hyperlibéral. Le chercheur opère néanmoins un rapprochement entre ce mouvement et la conception chrétienne du sacerdoce universel des croyants :  “Certaines expressions du protestantisme sont allées plus loin que les Églises luthériennes réformées dans la relativisation totale des médiations cléricales. Les tenants du kopimisme reprennent en quelque sorte ce logiciel du sacerdoce universel pour l’appliquer au domaine de l’information.” Le kopimisme apparaîtrait alors comme une religion analogique. Si l’information est sacrée, elle devient un objet de salut. Le kopimisme entend ainsi peut-être lutter contre celles et ceux qui prétendent ériger des propriétés intellectuelles, et qui s’arrogent, selon l’expression de Max Weber, le monopole des biens de salut.

Les aléas de la neutralité

Il ne faut pas imaginer le réamenagement des rapports entre l’Église et l’État en 2000, comme une séparation à la française. En parallèle de ce système d’enregistrement des cultes, des partenariats demeurent entre l’Église luthérienne et l’État, et ce dans de multiples domaines. C’est un système qui existe dans nombre de pays européens, avec des variantes. Dès lors qu’il existe un système d’enregistrement d’association qualifiée de religieuse, se pose la question de la délimitation du domaine religieux. Au nom de la neutralité, l’État juge qu’il n’a pas à se positionner, ni à définir des croyances, tant qu’elles respectent les lois et l’ordre publique. L’exemple du kopimisme traduit la crainte de l’État suédois de reconnaître un univers religieux traditionnel au dépend d’autres croyances, moins traditionnelles.

Lola Petit - publié le 23/01/2012

Mar 29, 2012
Mar 29, 201221 notes
#anonymous #suridéalisme #v for vendetta #révolution #ACTA
Mar 28, 20126 notes
Mar 28, 201221 notes
Mar 27, 201210,779 notes

« Il ne suffit plus de déterminer, par une analyse conduite avec prudence, les catégories de la pensée, il s’agit de les engendrer. »

Henri Bergson, l’Evolution créatrice, p 126

Mar 27, 2012
Mar 27, 2012156 notes
L'évolution créatrice, matrice du suridéalisme

« Quand nous replaçons notre être dans notre vouloir, et notre vouloir lui-même dans l’impulsion qu’il prolonge, nous comprenons, nous sentons que la réalité est une croissance perpétuelle, une création qui se poursuit sans fin. Notre volonté fait déjà ce miracle. Toute œuvre humaine qui renferme une part d’invention, tout acte volontaire qui renferme une part de liberté, tout mouvement d’un organisme qui manifeste de la spontanéité, apporte quelque chose de nouveau dans le monde. Ce ne sont là, il est vrai, que des créations de forme. Comment seraient-elles autre chose ? Nous ne sommes pas le courant vital lui-même ; nous sommes ce courant déjà chargé de matière, c’est-à dire de parties congelées de sa substance qu’il charrie le long de son parcours. »

Henri Bergson, l’Evolution créatrice, p 143

Mar 27, 2012
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Mar 23, 20122 notes
#Troublemakers #Get misunderstood #Léaud #fou
Il faudrait être fou...

“Personne ne sait ce qui se passe aujourd’hui parce que personne ne veut qu’il se passe quelque chose, en réalité on ne sait jamais ce qu’il se passe on sait seulement ce que l’on veut qu’il se passe, et c’est comme ça que les choses arrivent.

En 17, Lénine et ses camarades ne disaient pas: “Nous allons faire la révolution parce que nous voulons la révolution.”
Ils disaient “Toutes les conditions de la révolution sont réunies, la révolution est inéluctable !”

Ils ont fait la révolution qui n’aurait jamais eu lieu, s’il ne l’avait pas faite et qu’ils n’auraient pas faite s’ils n’avaient pas pensé qu’elle était inéluctable uniquement parce qu’ils le voulaient.

A chaque fois que quelque chose a bougé dans ce monde ça a toujours été pour le pire ! Voilà pourquoi personne ne bouge, personne n’ose provoquer l’avenir !

Faudrait être fou pour provoquer l’avenir !!! Faudrait être fou pour risquer de provoquer un nouveau 19 un nouveau 40 ou un nouveau 37 !


- “Alors , il ne se passera jamais plus rien ? “


- Si. Parce qu’il y aura toujours des fous, et des cons pour les suivre, et des sages pour ne rien faire.” 


J.-P. Léaud dans le film “Liberté , La Nuit” de Philippe Garrel, 1983.

Mar 23, 20122 notes
#Il faudrait être fou... #Leaud #Liberté
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Mar 23, 2012
#Brasil #Brazil #Chico #Buarque #Schweppes #Copacabana #Rio #Samba #Dance #Black and White #Music #Clip
Mar 21, 2012
#fubiz #Josh Adamski #blondovski #Suridéal

La noosphère désigne la « sphère de la pensée ».

Dans la théorie originelle de Vernadsky, la noosphère est la troisième phase d’une succession de phases de développement de la Terre, après la géosphère et la biosphère.

Cette notion, que l’on peut aussi rapprocher de la notion d’« infosphère », est actuellement à l’étude dans le cadre du « Global Consciousness Project » de l’université de Princeton

Mar 21, 2012
#noosphere #Teilhard #Vernadski #Princeton #Global Consciousness Project #biosphere #geosphere
Mar 21, 2012127 notes
Mar 21, 201212 notes
“La pensée n’est rien d’“intérieur”, elle n’existe pas hors du monde et hors des mots.” —Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, I, chap. 6 (p.209-213) Gallimard, 1945
Mar 21, 2012

« Qu’il s’agisse des vestiges ou du corps d’autrui, la question est de savoir comment un objet dans l’espace peut devenir la trace parlante d’une existence, comment inversement une intention, une pensée, un projet peuvent se détacher du sujet personnel et devenir visibles hors de lui dans son corps, dans le milieu qu’il se construit. »

(Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, p. 401).

Mar 21, 2012
#phénoménologie pure
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Mar 21, 2012
Mar 21, 20124 notes
#fire #ruins #photo #art #idea #painting #peinture
Phénoménologie de l'esprit

Les idées deviennent fluides, quand la pensée pure, cette im-médiateté intérieure, se reconnaît comme instance, ou quand la pure certitude de soi s’abstrait d’elle-même; - non pas se congédie, se met de côté, mais abandonne le fixe de sa prise de position autonome, ainsi bien le fixe du concret pur, lequel est le moi lui-même en opposition à un contenu différencié, et ainsi que le fixe de différenciations qui, posées dans l’élément de la pensée pure, ont part à cette inconditionnalité-là du moi. Par ce mouvement, les idées pures deviennent des concepts, et ne sont qu’alors ce qu’elles sont en vérité, des mouvements autonomes, des cercles, ce qu’est leur substrat, des naturalités fondamentales mentales.


Préface, Edmund Husserl, 1807

Mar 21, 2012
#Husserl #Phénoménologie #Suridéalisme #ideas #idées #concept #pensée #Vidéos et sons suridéalistes #phénoménologie pure
Mar 20, 20122,852 notes
Mar 20, 2012
Taiji

Le terme taiji (太極), ou faîte suprême, apparaît dans le Zhuang Zi. Bien qu’il puisse recevoir différentes interprétations, la plupart d’entre elles dérivent de la phrase suivante du xici,  commentaire du Yi Jing : “Les mutations ont un faîte suprême, qui donne naissance aux deux aspects (yin et yang), qui donnent eux-mêmes naissance aux quatre figures, qui donnent elles-mêmes naissance aux huit trigrammes qui déterminent le favorable et le défavorable, qui donnent naissance aux évènements humains”

Mar 20, 2012
Mar 20, 2012186 notes
“It is not things, nor the states of things, nor is it characteristics, that differ in nature; it is tendencies. This is why the conception of species specific difference is unsatisfactory: we must closely follow not the presence of characteristics, but their tendency to develop.” —Gilles Deleuze, Bergsonism
Mar 20, 201213 notes
#Deleuze #Bergson #Suridéalisme #Blondovski #Tendency #Nature #characteristics
Mar 20, 2012188 notes
A propos...

Mars 2012. Le suridéalisme, âgé de cinq mois, attire déjà près de 150 visiteurs uniques chaque mois. La moitié d’entre eux revient même sur le tumblr plusieurs fois par semaine. C’est pour tout dire, inespéré. Et flatteur. Merci à vous, visiteurs inconnus !  

Mais je ne suis pas dupe. Hormis quelques bons amis, ces visites relèvent surtout de l’aléatoire. Guidé par une curiosité ponctuelle, déclenchée par le référencement hasardeux d’une photo, d’un texte, d’un poème ou d’une vidéo, le visiteur traverse le champ suridéaliste sans regarder autour de lui et repart sans avoir pu saisir l’idée sous-jacente, sans pouvoir définir clairement le fondement ou l’intérêt de la démarche. Et c’est bien normal, pour l’instant rien ici ne permet d’accéder à l’essence du concept.

Voilà pourquoi il devient impératif de développer sur ce blog - autant que possible - l’idée générale du suridéalisme.  Des pages de textes, d’essais, de définitions et d’exemples s’amoncèlent sur mes disques durs. Mais pour l’instant, je vais simplement vous raconter la genèse de cette histoire.

L’idée est née pendant un voyage en Asie en 2011.  A mi-chemin entre la sensation et le regard, elle s’est manifestée de façon assez soudaine, sous la forme d’une expérience personnelle intense, quasi heuristique, autour de la notion de « point de vue ». Là-bas, de l’autre côté, pendant un bref moment,  j’ai observé l’occident de l’extérieur. Pour des raisons obscures, mes précédents voyages en Afrique et en Amérique ne m’avait pas permis de m’extraire à ce point de mon monde d’origine. Regarder l’ouest de l’extérieur, c’était comme regarder dans ma propre direction pour la première fois.

Ma perception des relations sociales et de la réalité a définitivement été altérée par cet épisode et la question de la subjectivité de l’expérience s’est posée très rapidement : dois-je chercher à communiquer et partager cette intuition ? Ne devrais-je pas garder tout cela pour moi ? Et sinon, comment trouver un moyen de formaliser et de rationnaliser ce que j’ai vu et ressenti ? Dois-je vraiment chercher à le rationnaliser ? Au final, malgré les objections de l’ami témoin de l’évènement, j’ai opté pour le partage et la communication; exprimer pour comprendre et se souvenir, au risque de tout perdre.

De retour à Paris, il m’a fallu trouver un nom à cette intuition. Amateur de philosophie, j’ai cherché initialement à l’inscrire dans l’histoire des idées occidentales. A quelles théories s’oppose-t-elle ? A quelles théories s’associe-t-elle ? J’ai cherché des clés dans les fondamentaux de la philosophie présocratique, en explorant Héraclite, Démocrite et Pythagore, puis Platon, Aristote et Epicure. La permanence du conflit matière/esprit m’est apparue significative, centrale, incontournable. J’ai donc tenter de déchiffrer la teneur des débats séculaires entre matérialisme et idéalisme en le comparant à mon expérience asiatique. J’ai fouillé dans les bibliothèques à la recherche d’éléments sur l’alchimie, ce pont qui relie l’Orient et l’Occident depuis 3000 ans, et qui, pendant tout le moyen-âge a permis de penser la matière comme habitée par une puissance propre. C’était vrai jusqu’à Descartes. Je ne soupçonnais pas l’impact de la pensée de Descartes sur notre représentation de la réalité. Je la sous-estimais. Plus tard encore, j’ai découvert le constructivisme depuis Vico jusqu’à Edgar Morin. Le positivisme, l’approche quantique, le structuralisme, et la pensée complexe sont venus alimenter le processus. Marx, Bergson, Teilhard de Chardin, Hannah Arendt, Piaget, Vinge ont pris place aux cotés de Hume, Spinoza, Hobbes, Diderot, et Voltaire dans mon schéma de pensée. La science-fiction m’a également influencé à travers mes deux sources principales, puits de science et de spiritualité: Isaac Asimov et Aldous Huxley. Et puis j’ai lu des morceaux de textes asiatiques : Gandhi, Confucius, le Yi King, ou des textes sur le Tibet, des textes bouddhistes et hindouistes comme le Mahabharata. Un jour, sans que je ne m’y attende, mon intuition avait trouvé un nom compatible avec l’évolution des idées philosophiques occidentales depuis Héraclite jusqu’à aujourd’hui, tout en restant conforme à son origine orientale :

ce serait le suridéalisme.

Un peu plus tard, j’ai réalisé que ce concept existait déjà. Il avait été créé par Emile Malespine à Lyon en 1925 en réaction au mouvement surréaliste, sur un ton humoristique. Puis il avait été utilisé durant l’entre-deux guerres par Maryse Choisy, écrivain et psychanalyste, pour définir son mouvement littéraire. Je me suis renseigné, et j’ai découvert que ladite romancière avait détruit toutes ses œuvres à partir des années 50. Il n’en reste pratiquement plus aucune aujourd’hui. Malgré cela, certains documents, glanés par hasard sur les étals des bouquinistes des bords de Seine m’ont appris que le suridéalisme visait en partie à rapprocher les philosophies occidentales de celles de l’Asie, en opérant une sorte de syncrétisme des idées.  Maryse Choisy avait introduit le yoga en France, elle s’était entretenue avec le dalaï-lama dans les années 60 et était disciple de Lacan. Cela m’a finalement conforté dans mon choix, et j’ai décidé de créer le « second manifeste du suridéalisme », en optant pour une acception très personnelle du terme.

Une visite dans mon appartement quelques jours plus tard, m’a donné l’occasion de revoir un excellent ami, artiste plasticien et peintre, qui m’a parlé de son travail. A ce moment là, je cherchais un logo pour le blog que j’avais décidé de créer. Une de ses peintures, intitulée avec beaucoup d’humour La Terre vue de nuit m’a immédiatement « interpelé ». Elle paraissait correspondre parfaitement à l’idée globale. Ce disque noir baigné de lumière. Le dualisme primordial. Le vide et le plein. On peut le lire comme une représentation de l’univers qui, malgré les apparences, n’est pas noire et obscure. Au contraire, il est un océan traversé de part en part par la lumière astrale, dans lequel sont disséminées quelques sphères noires et opaques. Le contrepied de notre représentation habituelle de l’univers. J’ai aimé ce point de vue. Mais on peut le lire aussi, au sens alchimique comme la juxtaposition de l’éther, symbole du subtil, avec cette masse concrète, symbole de la matière. On peut le lire comme un rappel du symbole taoïste, comme un rappel de la fusion des contraires, la fusion du Yin et du Yang, la fusion de l’Orient et de l’Occident, sur un fond de lumière. On peut le lire au sens bouddhiste, comme le symbole de l’entièreté, de la complétude, du tout relatif. On peut le lire comme le symbole de la perfection au sens Zen. On peut le lire comme le symbole de la pensée complexe d’Edgar Morin, le pouvoir de relier, de conjoindre, de mettre ensemble, de synthétiser. Mais surtout, on peut lire ce logo comme la représentation d’un point. Un simple point. Le point de fuite, qui permet la perspective du regard, le point de mire, celui qui permet de méditer et de prendre du recul. Le point de vue. J’ai découvert plus tard que l’expression « faire le point » dans le dictionnaire de l’Académie française est analogue à l’expression « éclaircir une situation ». C’était décidé, ce tableau ferait un excellent symbole.

Mar 20, 2012
Stand On The Word 1982 Keedz

Grandir et conquérir le monde.

Mar 19, 20121 note
#Keedz #Stand on the world
Mar 19, 2012492 notes
“Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible.” —Patrick Le Lay, Ex-PDG de TF1, 2004
Mar 19, 2012
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Mar 17, 20121 note
#Kony #KONY 2012 #Russell #Banksy #Idealism #Facebook #Ouganda #Joseph Kony
Mar 13, 20122,371 notes
La performativité suridéale

La notion de performativité a été développée par le philosophe John Langshaw Austin dans son ouvrage Quand dire c’est faire (1962).

Elle caractérise certaines expressions qui font littéralement ce qu’elles énoncent. Il ne s’agit pas d’expressions telles que « je parle », qui n’est qu’une description, mais d’expressions qui changent la réalité. Le titre original du livre d’Austin, How to do Things with Words (Comment faire des choses avec des mots), est à cet égard plus explicite : une expression est performative lorsqu’elle ne se borne pas à décrire un fait mais qu’elle « fait » elle-même quelque chose.

Un exemple typique d’expression performative est la phrase « Je vous déclare mari et femme » que prononce l’autorité lors d’un mariage. La phrase fait changer les fiancés de statut : en étant prononcée elle transforme les fiancés en mari et femme. Il y a donc plus dans l’énonciation de cette expression que la description d’un fait, dire cette phrase c’est accomplir un acte (additionnel à l’acte d’énoncer la phrase).

Mais l’expression n’est performative que si la personne a réellement l’intention de faire l’acte symbolique et si les différents protagonistes respectent des critères d’authenticité : dans notre exemple, le locuteur doit être compétent, il doit y avoir deux destinataires, etc. Le contexte n’est pas négligeable : prononcée lors d’un dîner privé cette phrase ne modifierait rien.

Plusieurs penseurs, philosophes et experts reconnaissent donc l’existence du langage performatif.

Mais serait-il possible que l’ensemble des idées puissent être performatives ? A la condition que le contexte soit défini, que l’authenticité et l’intention soient précisées et partagées, comme lors un mariage, moyennant ce qui relève de la croyance conventionnelle. Il me semble indubitable que la réalité est une convention.

On peut alors imaginer qu’un son puisse être performatif, qu’un choix peut être performatif.

Plus intéressant encore, on peut imaginer qu’un regard puisse être performatif.

La pensée suridéale souhaite réunir et mettre en lumière l’ensemble de ces actions mentales performatives.

Mar 12, 2012
#Langshaw Austin #Vidéos et sons suridéalistes #John Langshaw Austin #Suridéalisme #Performativité #suridéal #pensée suridéale
Mar 12, 20128 notes
#calvin #hobbes #Fear #Ghosts
Science avec conscience (1982)

Quand je parle de complexité, je me réfère au sens latin élémentaire du mot “complexus”, “ce qui est tissé ensemble”. Les constituants sont différents, mais il faut voir comme dans une tapisserie la figure d’ensemble. Le vrai problème (de réforme de pensée) c’est que nous avons trop bien appris à séparer. Il vaut mieux apprendre à relier. Relier, c’est-à-dire pas seulement établir bout à bout une connexion, mais établir une connexion qui se fasse en boucle. Du reste, dans le mot relier, il y a le “re”, c’est le retour de la boucle sur elle-même. Or la boucle est autoproductive. À l’origine de la vie, il s’est créé une sorte de boucle, une sorte de machinerie naturelle qui revient sur elle-même et qui produit des éléments toujours plus divers qui vont créer un être complexe qui sera vivant. Le monde lui-même s’est autoproduit de façon très mystérieuse. La connaissance doit avoir aujourd’hui des instruments, des concepts fondamentaux qui permettront de relier.

Edgar Morin

Mar 12, 2012
#Vidéos et sons suridéalistes
Mar 12, 2012101 notes
By Aldous Huxley, The Perennial Philosophy (1945)

In recent years a number of attempts have been made to work out a system of empirical theology. But in spite of the subtlety and intellectual power of such writers such as Sorley, Oman, and Tennat, the effort has met with only partial success. Even in the hands of its ablest exponents empirical theology is not particularly convincing. The reason, it seems to me, must be sought in the fact that the empirical theologians have confined their attention more of less exclusively to the experience of those whom the theologians of older school call the ‘unregenerate’ - that is to say, the experience of people who have not gone very far in fulfilling the necessary conditions of spiritual knowledge. But it is a fact, confirmed and reconfirmed by two or three thousand years of religious history, that the ultimate Reality is not clearly and immediately apprehended, except by those who have made themselves loving, pure in heart and poor in spirit. This being so, it is hardly surprising that a theology based upon the experience of nice, ordinary unregenerate people should carry so little conviction. This kind of empirical theology is on precisely the same footing as an empirical astronomy, based upon the experience of naked-eye observers. With the unaided eye a small, faint smudge can be detected in the constellation of Orion, and doubtless an imposing cosmological theory could de based upon the observation of this smudge. But no amount of such theorizing, however ingenious, could ever tell us as much about the galactic and extra-galactic nebulae as can direct acquaintance by means of a good telescope, camera, and spectroscope.
Analogously, no amount of theorizing about such hints as may be darkly glimpsed within the ordinary, unregenerate experience of the manifold world can tell us as much about divine Reality as can be directly apprehended by a mind in a state of detachment, charity and humility. Natural science is empirical; but it does not confine itself to the experience of human beings in their merely human and unmodified conditions. Why empirical theologians should feel themselves obliged to submit to this handicap, goodness only knows. And of course, as long as they confine empirical experience within these all too human limits, they are doomed to the perpetual stultification of their best efforts. From the material they have chosen to consider, no mind, however brilliantly gifted, can infer more than a set of possibilities or, at the very best, specious probabilities. The self-validating certainty of direct awareness cannot in the very nature of things, be achieved except by those equipped with the moral ‘astrolabe of God’s mysteries. If one is not oneself a sage or saint, the best thing one can do, in the field of metaphysics, is to study the works of those who were, and who, because they had modified their merely human mode of being, were capable of more than merely human kind and amount of knowledge.

Correspondance avec mon ami Damien Pitw, explorateur de la sagesse près de Chiang Mai, Thailand.

Mar 9, 20121 note
#Huxley #Perennial #Philosophy #Thailand #Suridéalisme #Suridealism #Vidéos et sons suridéalistes
Mar 8, 20122 notes
#fubiz #nancy fouts #egg #world #suurealism #surréalisme #Suridéalisme #birth #philo #constructivism #art #sculpture #overreal #Tumblr
Mar 8, 20121 note
#Perennial #Schion #Frithjof Schion #Sophia Perennis #Réalité absolue #Guénon #Vidéos et sons suridéalistes
Mar 8, 2012
#fubiz #nancy fouts #egg #world #suurealism #surréalisme #Suridéalisme #birth #philo #constructivism #art #sculpture #overreal #Tumblr
La neuroscience suridéaliste

The Futurist, publication de la World Future Society américaine, interviewe la scientifique Jody Culham, dont l’équipe à la University of Western Ontario observe nos pensées en analysant nos cerveaux. Grâce à une nouvelle forme d’IRM, ils ont notamment démontré que les zones du cerveau qui s’« allument » lorsqu’on entreprend une action s’allument également quand on envisage d’entreprendre l’action. Un premier pas vers l’analyse de nos intentions, et de ce qui traverse nos esprits sans nécessairement se transformer en actes.

In Usbek & Rica

Mar 8, 2012
Mar 7, 201232 notes
#Morin #Dream #Suridéalisme #Suridealism #Constructivism #Passion #Philosophy #Philosophie #Literatur #Littérature #Writing #Picture #Black and White #Asia #Loneliness #Power #Théorie #Cinema #TV #Edgar Morin #Edgar Cayce #Barjavel #Giono #Photo #Banksy #Street art #Blondovski #Tumblr
L'abîme ou la métamorphose

« Autre commencement ! Ce qui suppose que des potentialités de régénération et de créations pourront se réveiller et se manifester, potentialités endormies ou inhibées dans notre univers. Nos origines sont devant nous. La parole de Heidegger prend ici tout son sens: pour qu’il y ait un nouveau commencement, une nouvelle évolution, il faut que les forces de génération et de régénération incluses dans la nature même de l’être humain, pris comme individu et comme être social, se réveillent et se déploient.

C’est à ce moment que l’on peut invoquer cette idée d’homme générique dont parle Marx dans le manuscrit politico-économique de sa jeunesse. Marx, à l’époque, ne connaissait pas la génétique, il ne parlait pas de gènes; il évoquait les pouvoirs générateurs, c’est-à-dire créateurs.

Nous pouvons nommer les potentialités génériques de l’être humain d’après le terme grec archè. Ce mot ne veut pas seulement dire “ancien”, “archaïque” ; il signifie aussi “fondateur”, “originel” et ”source”. Autrement dit, pour qu’il y ait un autre commencement dans l’humanité, il faut revenir à la source, ou plutôt il faut que la source se réveille.

Pour emprunter une métaphore à la biologie humaine, je dirais que nous avons récemment détecté dans l’organisme humain adulte - en différentes parties du corps, la moelle épinière et le cerveau - des cellules souches. Ces cellules ont dans l’embryon des capacités multiples. Elles sont totipotentes, elles peuvent donner naissance indifféremment à tous les types cellulaires, aussi bien capables de créer une cellule de foie, de rate, que de cervelle ou de peau. Ces cellules aux capacités illimitées travaillent pour nous transformer d’embryons en êtres humains. Puis, à la naissance, il nous semblait qu’elles disparaissaient. Or, ce n’est pas le cas, elles sont toujours là! Elles sont inhibées, endormies.

Aujourd’hui, des expériences se font sur des rats et des souris, elles réactivent des cellules souches et ont permis de régénérer des cœurs, des organes lésés. Nous n’avons pas perdu l’espoir de réveiller en l’être adulte ces cellules souches qui permettront de le rénover, de le régénérer.

J’utilise cette métaphore car je crois que, dans l’individu aussi bien que dans les sociétés, des potentialités créatrices existent. Mais elles sont inhibées depuis que ces êtres se sont spécialisés, normalisés, ritualisés, bureaucratisés, rigidifiés. Du reste, dans ces sociétés, les êtres créateurs sont considérés comme des déviants. Ce sont les artistes, les inventeurs, les musiciens, les poètes, les savants qui font d’authentiques découvertes. Leurs capacités sont actualisées, mais elles sont endormies ailleurs. Antoine de Saint-Exupéry, dans Terre des hommes, observe - dans un train ramenant de la frontière espagnole vers le nord de la France des réfugiés de la guerre d’Espagne des enfants endormis. Il savait que pour survivre, ces enfants seraient employés aux travaux les plus pénibles, les plus durs, les plus ingrats, dans les mines, et il se faisait cette réflexion: « Chez ces enfants, tant de petits Mozart assassinés… »

Pour que ces potentialités créatrices s’éveillent à nouveau, il faut des conditions de crise.

Cependant, ces conditions de chance sont extrêmement dangereuses. Une crise, en général, produit le développement des déviances, c’est-à-dire de tout ce qui perturbe les régulations, la stabilité d’un système et par là tend à sa destruction. Dans les systèmes strictement physiques, le développement des feedbacks positifs, c’est-à-dire l’amplification et l’accroissement des déviances, entraîne la destruction du système. Mais dans l’histoire de la vie, dans l’histoire de l’humanité, le feed-back positif peut aussi provoquer une transformation qui peut être progressive…

Quoi qu’il en soit, les crises réveillent, en même temps que les potentialités désastreuses ou régressives, des possibilités créatrices et imaginatives. »

Or, nous sommes au cœur d’une crise planétaire.

EDGAR MORIN, Vers l’abîme, 2007, L’Herne, 181 p.

Mar 7, 2012
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Mar 7, 20121,134 notes
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Le suicide collectif n’a pas encore été l’objet de joutes verbales enflammées ou d’envolées lyriques lors de cette campagne présidentielle. On lui préfère des concepts comme Justice, Croissance, Chômage, Immigration ou Education. Le choix de ces thèmes, qui reflètent les angoisses de notre temps, rassure sans doute. Crépitent les écrans plats et les transistors, nos dirigeants et leurs challengers alternent le global et le précis, l’éloquent et le technique pour nous parler de l’avenir. Face aux alternatives, nous jouissons du pouvoir de juger donc nous jugeons, en décidant du meilleur chemin à suivre parmi ceux qu’on nous expose.

Manifestement, la survie de notre espèce, en tant que sujet de débat, ne génère pas suffisamment d’électeurs.

Soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien. Marchons en rang, solidaires, pourvu qu’au bout de la carte, nous trouvions un pont plutôt qu’une falaise…

Pourtant, la question de notre autodestruction ne mérite-t-elle pas d’être posée ? La Vie assassine le vivant depuis toujours et nous savons qu’elle dispose d’une trousse à outils bien équipée. Elle peut employer les méthodes dites « traditionnelles », en ôtant la vie à un individu, avec ou sans son consentement. Elle peut éradiquer brusquement des familles d’espèces, détruire leur habitat, distiller çà ou là des épidémies, des fléaux, des crues ou des incendies. Mais ce que nous savons moins, c’est qu’elle dispose d’une autre solution : par le biais d’un mystérieux processus d’hypnose, elle peut convaincre une espèce entière de s’organiser en cortège, et de trottiner avec foi et entrain jusqu’au suicide collectif.

Les bobacs, qui vivent en Sibérie méridionale, ont commencé à se suicider vers 1875-1876.

René Barjavel nous raconte en 5 pages, dans la Faim du Tigre, l’histoire de cette marmotte soviétique qui, chaque année, gambade gaiement pendant 3000 kilomètres jusqu’à une baie de l’Océan Glacial Arctique pour mourir. Voici le texte complet, que je vous recommande chaleureusement. Je ne saurais mieux vous raconter cette histoire.

Pour faire simple, de nombreux scientifiques se sont penchés sur le phénomène et la théorie la plus sérieuse consiste à expliquer ce suicide collectif par la raréfaction des prédateurs du petit rongeur (autrefois loups, rapaces, et autres carnivores). Ce déséquilibre, cela va de soi, n’a aucun lien avec l’apparition du fusil de chasse dans la région vers 1850.

Depuis 1875-1876, la Vie, ou Dieu, ou la Nature constate chaque année un trop-plein d’individus bobacs et leur propose, à la fin du printemps, de se supprimer massivement pour rétablir l’équilibre. La société des petits rongeurs approuve cette suggestion ; elle s’organise de bonne volonté, puis s’exécute.

Mais ce n’est pas tout.

La cruauté de l’auto-sélection naturelle n’était pas l’unique objet de l’intervention de Jean Giono dans les colonnes de Nice-Matin en 1964. Nous ne parlons pas d’un simple documentaire animalier. Dans ce même passage de la Faim du Tigre, Barjavel cite Jean Giono à propos d’un détail inquiétant sur la mise en place de la cérémonie :

« … au mois de mai, les bobacs sortent de leurs galeries souterraines. Ils se réunissent par centaines de mille, voire par millions, et se mettent en marche. Le chemin dans lequel ils s’engagent a trois mille kilomètre de long.

« Le premier jour du voyage, une sorte de clivage se fait entre les bobacs destinés au suicide et ceux qui doivent assurer la continuité de l’espèce. Tout le monde part, mais au crépuscule quelques millions de bobacs retournent aux labyrinthes souterrains. Comment se fait le clivage ? Personne ne le sait. On a simplement remarqué que la troupe destinée à se suicider est fort joyeuse. Les animaux jouent entre eux, lutinent les femelles… »

Est-ce que vous anticipez la chute ?

« Au moment où paraissait l’article de Giono sur le sujet, les télévisions française et allemande projetaient une rétrospective de la déclaration de la guerre de 1914. Le parallélisme des deux tableaux est saisissant. Nous avons vu sur le petit écran des populations entières – française, allemande, autrichienne, russe…- partir vers les gares dans un délire de joie. On aurait pu écrire les mêmes phrases : … la troupe destinée à se suicider est fort joyeuse. Les hommes jouent entre eux, lutinent les femmes… »

Nous sommes ces innombrables êtres humains à demi-inconscients, disait Einstein. Le grain est annoncé, les embruns sont chargés mais nous décidons de tenir la barre coûte que coûte, nous n’osons en parler. Gloire à la société du déni.

Mais de toute manière face à la vie, me direz-vous, l’Homme n’est-il pas pareil au bobac : impuissant ?

Certes. Mais pour l’heure, nous sommes encore animés par le feu de la Vie. Nous sommes dotés de raison, guidés par nos sens, armés de logique et d’intuitions, habités par une conscience. N’est-ce pas un supplément de puissance ?

Posons-nous les bonnes questions : comment savoir si nous faisons fausse route ? Ne devrions-nous pas prendre le temps d’en parler quelques minutes ?

Dans une élection présidentielle, par exemple…

Jorge Luis Borges a écrit un jour un merveilleux poème extrait du recueil intitulé «La proximité de la Mer ». Il avait certainement cette même idée en tête lorsqu’il a composé cette sonate littéraire.

Ecoutons-le pour conclure :

« Nous sommes temps. Nous sommes la fameuse
parabole d’Héraclite l’Obscur,
nous sommes l’eau, non pas le diamant dur,
l’eau qui se perd et non pas l’eau dormeuse.
Nous sommes fleuve et nous sommes les yeux
du grec qui vient dans le fleuve se voir. 
Son reflet change en ce changeant miroir,
dans le cristal changeant comme le feu.
Nous sommes le vain fleuve tout tracé,
droit vers sa mer. L’ombre l’a enlacé.
Tout nous a dit adieu et tout s’enfuit 
La mémoire ne trace aucun sillon. 
Et cependant quelque chose tient bon.
Et cependant quelque chose gémit… »

in Bulles de Savoirs

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